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    L'Automne a pris ses quartiers
    Il s'est glissé en digne héritier
    Dans le reflet de nos pensées
    A sa présence nous y habituer
    Son spectre est devenu réalité
    Dans ces terres déjà hibernales
    Il est apparu en brume matinale
    Imposant toute son intemporalité

    Oui la fête est déjà oubliée 
    Otant tous ses habits d'été 
    L'arbre tout vert se console 
    A l'imagination un peu folle
    En se parant d'or et d'ocres
    Car rien n'est plus médiocre
    Que de négliger l'apparence 
    En ces temps d'indifférence

    D'autres que lui un peu moins chanceux
    Se dégarnissent malgré tous leurs voeux
    Tapissant le sol de ses feuilles meurtries
    Que la vieillesse abandonne toutes flétries
    Résignés..Ils attendent avec tempérance
    Qu'enfin arrive le temps de la dormance
    Offrant aux regards une certaine défiance
    Avant que le glas ne sonne la délivrance


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  •  DSC01493

     

    Je m’inquiète avec émoi

    Pense-t-il toujours à moi ?

    Je m’inquiète de savoir

    S’il désire toujours me voir

    Je m’inquiète qu’il séduise

    Au détour d’un texte, une marquise

    Je m’inquiète de son silence

    Qui me transperce comme une lance

    Je m’inquiète qu’il puisse m’oublier

    Telle une rencontre d'un été

    Je m’inquiète un peu … oui ! Juste un peu

    Qu’il est pris cela pour un jeu

    Je m’inquiète, je crois par déraison

    Mon cœur a aussi ses raisons

    Je m’inquiète peut-être à tord

    N’est-ce pas l’Amour le plus fort.


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    Ce soir

    Je ne compte plus les années

    car j’ai enfin retrouvé

    A travers ce dédale suranné

    Celui qui m’est destiné

    Nul sait combien j’ai du marcher

    Dans ces landes infortunées

    Moi-même j’ai oublié

    Nul sait combien j’ai souffert

    De me sortir de cet enfer

    Moi je n’ai pas oublié

    Je connais le prix d’aimer

    Mon corps n’a rien effacé

    Ma mémoire est au passé

    Ma vie c’est pour maintenant

    Et Je sais que c’est pour très longtemps

     

                                                                                            Chronique


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  • pinceaux

    Oui je peux……………………….

     

    Peindre le monde avec ces couleurs

    Les étaler au gré de mes humeurs

    Les amener à se mettre en transe

    Au rythme d’une frénétique danse

    Sentir le tracé du trait en continu

    Comme une caresse bienvenue

    Esquissant des volutes de douceur

    En mélangeant ce blanc à mes faveurs

    Parsemer en petites touches

    Ces pigments lumineux et farouches

    Comme des baisers qui enflamment

    Ces coins sombres de la trame

     

    Oui  je peux………………….

    Oui  Mais avant je veux …….

     

    Je veux comme autrefois

    Poser les doigts sur cette toile

    Pour y deviner ses futurs

    Pour y déceler ses blessures

    Pour y mesurer ses cassures

     

    Je veux comme au temps passé

    Fermer les yeux tel Persée

    Pour y respirer ses odeurs

    Pour y sentir ses chaleurs

    Pour y humer ses vapeurs

     

    Je veux comme auparavant

    Tendre l’oreille en avant

    Pour écouter son histoire

    Pour plonger dans sa mémoire

    Pour exaucer ses espoirs


    Oui  je peux………………….

    Oui  Mais avant je veux …….

     

    Que vous me laissiez  m’enivrer

    Voir encore un peu m’imprégner

    Oui un peu .......... juste un peu

    De ses accords, de sa musique

    Pour qu’enfin tout soit magique

    Juste un peu… pour nous deux

     

    Oui maintenant je vous le dis

    Le temps que je m’apprête 
    Pour qu'enfin je sois prête

    A écrire avec mes pinceaux

    Comme le lit de ce ruisseau

    Le récit de ses non-dits

     


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